Effets indésirables des médicaments antirétroviraux

La prescription de nombreux antirétroviraux chez les patients VIH nécessite une meilleure évaluation de leurs effets indésirables (EI). La surveillance et la notification aux centres de pharmacovigilance permettent de détecter des EI inattendus et les répercussions à long terme des EI connus. Au cours des premières semaines de traitement peuvent apparaître des EI mineurs, parfois transitoires (troubles digestifs ou du sommeil), ou graves imposant l’arrêt du traitement (hépatite, allergie, syndrome de Lyell). D'autres EI graves, peuvent apparaître brutalement après plusieurs mois d'un traitement qui doit être interrompu (acidose lactique, insuffisance rénale, pancréatite, syndrome dépressif avec tentative de suicide). Des EI, de survenue plus insidieuse, peuvent se développer lors de traitements prolongés (neuropathie périphérique, lipodystrophie, troubles du métabolisme glucido-lipidique, troubles osseux). S'ils n'ont n’ont pas toujours un caractère de gravité, ils peuvent avoir des répercussions importantes sur la qualité de vie du patient et son observance au traitement. Les dosages plasmatiques permettent d’optimiser le résultat thérapeutique tout en limitant les risques de toxicité. L’évaluation de la tolérance de ces traitements nécessite une surveillance clinique et biologique. Lors de la survenue d’un EI, une relation causale est souvent d’appréciation difficile en raison du rôle intrinsèque de la maladie et du nombre de traitements associés. La responsabilité d'une molécule donnée nécessite l'analyse globale des cas de pharmacovigilance d'où la nécessité d'améliorer la notification des EI. Une expérience pilote visant à favoriser le recueil de ces EI est en cours dans certaines régions.

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