Produits de contraste en imagerie médicale : grossesse et allaitement

Grossesse Si les examens radiologiques doivent être évités au cours de la grossesse en raison des risques liés aux rayonnements, certains peuvent parfois être indispensables au diagnostic et à la prise en charge d'une femme enceinte. Il ne faut alors pas les différer d'autant que le risque peut être considéré comme négligeable avec la plupart des examens de radiodiagnostic. L'utilisation associée d'un produit de contraste est parfois nécessaire. Les produits de contraste iodés (PCI) hydrosolubles sont principalement administrés par voie intravasculaire dans le cadre d'examens d'imagerie par rayons X. Les dérivés du gadolinium, administrés par voie intraveineuse, sont utilisés pour les IRM. Le Lipiodol®, PCI liposoluble, a une AMM en radiologie diagnostique dans le cadre des lymphographies. La conduite à tenir en cas d'administration de ces produits chez une patiente enceinte ou qui allaite est souvent l'objet d'interrogations de la part des professionnels de santé et des patientes. Les données animales et humaines n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène des PCI hydrosolubles ni des produits gadolinés. Pour ces derniers, les données - publiées ou non - sont cependant encore peu nombreuses et ne reposent que sur un total d'environ 70 patientes, d'où l'intérêt de continuer à recenser ces grossesses exposées. Lorsqu'un PCI hydrosoluble est utilisé en fin de grossesse, une exposition du nouveau-né est possible. Celle-ci a été évaluée dans deux observations concernant des prématurés chez lesquels de l'iode a pu être détecté dans les urines (880 µg/L d’iode à J+8 dans un cas, N

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